En ce lieu enchanté de Rene Denfeld

En quelques mots :

En ce lieu enchanté vit un homme, enseveli au plus obscur d’une prison vétuste des Etats Unis. A travers les murs poreux de sa cellule, il s’évade grâce aux sons qu’il perçoit. Il entend les gardiens, mais aussi les choses qui se cachent dans les fondations, et les chevaux d’or qui parfois font trembler les hommes. Et puis la Dame est arrivée. Qui est-elle, elle qui vient dans le quartier des condamnés à mort avec son pas léger, qui sourit au prêtre déchu qui travaille en ces lieux maudits ? Faites connaissance avec le directeur, le gardien Conroy, le jeune homme aux cheveux blancs, Risk, York et les autres : l’homme qui ne parle pas vous racontera… peut-être pas tout ce qu’il sait, mais ce qu’il veut partager.

Mes impressions à la lecture :

Quelle plume ! Une écriture poétique et sublime, un thème sombre et scintillant à la fois : Rene Denfeld peut évoquer des moments tragiques avec un air cristallin. Ça devrait être un livre terrible ou à la limite terrifiant, mais non : la sensibilité du narrateur nous emporte totalement. J’ai adoré chaque anecdote et chaque personnage. Il y a bien entendu une quête psychologique : des détenus condamnés à mort et autant d’états d’esprits différents. Le résigné, le combattant, le fou… Mais on ne tombe jamais dans la schématisation, chaque personnage est plus complexe qu’il apparaît au premier abord. On vit vraiment les évènements avec eux : on a aussi envie de baisser les bras quand la vie les malmène de trop, ou alors de nous ruer sur leur détracteur, j’ai ressenti quelque part une sorte de justice jubilatoire… Bref, pas une minute je ne suis sortie de ma lecture en me demandant quel temps il ferait le lendemain ou ce qu’il me manquait sur ma liste de courses. C’est un bouquin que je n’ai pas lâché. Il est sélectionné pour le prix PAGE America et j’espère qu’il fera parler de lui, il le mérite !

Mon petit passage coup de cœur (p.31) :

Tout était sacré, pense-t-elle avec regret, quand le monde nous inspirait encore du respect. Elle savoure les forêts bleues, le ciel sans limite.

#rentreelitteraire2014

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