Trois albums jeunesse pour s’évader en musique

Il y a vraiment de très beaux albums jeunesse qui sortent tout au long de l’année, laissez-moi vous en présenter trois sur lesquels j’ai flashé. Leur point commun ? A la réflexion, ils ont tous un rapport avec la musique…


Commençons par le moins récent, Les plus belles berceuses Jazz, un album de la collection Un livre, un CD (Contes & Opéras) chez Didier Jeunesse, que je prends toujours autant plaisir à conseiller et à offrir, notamment en cadeau de naissance.

Dans cet album, vous allez redécouvrir de douces « lullabies » (berceuses) superbement illustrées par Ilya Green. Non seulement les dessins sont beaux, la musique est envoûtante, mais en plus vous avez la chance de pouvoir lire le texte en VO, étant donné que ces berceuses sont issues des classiques du Jazz, et en VF grâce à la traduction de Valérie Rouzeau.

Sélectionnées par Misja Fitzgerald Michel, voici 15 berceuses à la beauté intemporelle, interprétées par les plus belles voix de l’âge d’or du jazz : Ella Fitzgerald, Billie Holiday, Sarah Vaughan, Nat King Cole, Chet Baker… Des standards incontournables, mais aussi des titres moins connus à découvrir, immortalisés par des voix chaudes et sensuelles, qui font de chaque chanson un moment d’une infinie douceur. Les traductions de Valérie Rouzeau nous révèlent des textes d’une rare poésie.

C’est bien simple il arrivera un jour où je me l’offrirai juste pour pouvoir ré-écouter ces superbes chansons… Un livre qui plaira autant aux parents qui souhaitent endormir leur bambin qu’aux plus mélomanes. Ecoutez des extraits en suivant ce lien !


Le deuxième livre m’a tout de suite attirée : Didgeridoo de Frédéric Marais aux éditions Les fourmis rouges. Le titre évoque sans équivoque l’Australie, « the land down under » où j’ai passé une année incroyable, et la technique d’illustration s’inspire incontestablement de l’art aborigène.

Les légendes ancestrales aborigènes évoquent les cycles de la nature, l’importance de la terre, du monde grouillant qui nous entoure, et des hommes qui participent à cette danse merveilleuse. Retrouvez cet esprit et découvrez un conte fondamental où on traite de la naissance du monde et de l’intérêt de la musique. Les illustrations bleues, blanches et oranges en pointillés sont saisissantes et créent un très bel univers esthétique tout en contrastes.

« Au début du monde, il y avait si peu d’espace entre le ciel et la terre que les hommes devaient se tenir à quatre pattes et ramper pour se déplacer. » Mais un jour, un jeune aborigène repoussa le ciel grâce à un long bâton creux.
Et il inventa la musique.

Celui-ci, je sais déjà quelle sera sa place : à côté de notre Didgeridoo !

Si vous souhaitez voir d’autres illustrations, cliquez ici.


Le petit dernier est une nouveauté (du moins une ré-édition d’un album sorti en 2011) que j’ai eu le plaisir de découvrir la semaine dernière : Ianos et le dragon d’étoiles, un conte tsigane de Jean-Jacques Fdida et Régis Lejonc, encore chez Didier Jeunesse (Contes du monde)

En comparaison avec les deux albums précédents, il y a beaucoup plus de texte et la musique ne fera son apparition qu’à l’issue heureuse de cette épopée tsigane ; quoiqu’un refrain semble s’imposer et encourager le courageux Ianos qui veut terrasser le dragon à trois têtes qui obscurcit le monde : Et allez ! Marche, marche, Tsigane ! Ton pas fait du bien à la Terre.

Décidé à ramener la lumière sur la Terre, Ianos, un jeune Tsigane, part combattre un dragon à trois têtes qui a déjà dévoré les étoiles, la Lune, et grignote à présent le Soleil. En chemin, il rencontre une malicieuse ourma, une fée. La prophétie de la vieille femme —tout ce qui brille n’est pas d’or— transforme bientôt le voyage de Ianos en une épopée magique…
Un formidable récit d’aventure et de sagesse.

De l’aventure avec un petit garçon qui refuse la tyrannie d’un monstre qui opprime son peuple et de la sagesse qui s’apprend à force de patience et de bonnes rencontres. La morale la plus intéressante de cet album d’après moi ? « Tout ce qui brille n’est pas d’or », qu’on pourrait reformuler ainsi : « L’habit ne fait pas le moine ». J’aime beaucoup l’équivalent anglais : « You can’t judge a book by its cover » (on ne peut pas juger un livre rien qu’en regardant sa couverture). Un enseignement essentiel dans notre société moderne où l’on a tendance à s’arrêter aux images et oublier qu’elles ne sont qu’une façade, que ce qu’elles révèlent n’est peut-être pas visible au premier coup d’œil. Et que cela peut valoir la peine de creuser…

Un beau message de tolérance.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s