Elle s’appelait Tomoji de Jirô Taniguchi

Elle s’appelait Tomoji et elle était une simple fille de la campagne japonaise dans les années 1920. A sa naissance, son demi-frère Toyô avait déjà six ans. Sa petite sœur Masaji allait naître quelques années plus tard et ne jamais apprendre à connaître ses parents, l’un mort un an à peine après sa venue au monde, et la mère des deux jeunes filles abandonnant ses enfants au bon soin de l’aîné et de leur grand mère paternelle, la vaillante Kin Uchida.

Elle s'appelait Tomoji

Dans ce manga grandeur BD, que je n’ai pas vraiment su classer, on apprend en filigranes pas mal de choses sur la vie dans les campagnes japonaises de ce temps-là. Tomoji travaille dès son plus âge, au magasin tenu par sa grand-mère, dans les champs, à l’école. Elle excelle dans tous domaines et ne rechigne pas à la tâche.

Voilà donc ce qui m’a plu dans cette histoire, cette héroïne modeste et la simplicité d’une vie dessinée avec de belles esquisses de paysages.

A part cela, j’ai été un peu déçue par le manque d’histoire en général. On comprend à la toute fin que cette jeune Tomoji aura un destin hors du commun puisqu’elle a apparemment été à l’origine de la construction d’un temple bouddhiste que fréquente la femme du dessinateur, Jirô Taniguchi. Il explique son choix et ses inspirations à la toute fin de l’ouvrage dans un entretien éclairant. Personnellement je suis plutôt étonnée qu’il n’ait pas plus creusé le sujet, peut-être que le public japonais connaît bien ce nom, mais pour les lecteurs français aussi ignares que moi une explication m’aurait plu au début de l’ouvrage… mais aussi une suite !

On voit ce courageux bout de femme trimer jusqu’à ce qu’elle épouse le photographe qui a immortalisé sa grand-mère bienveillante. Et fin, ils vécurent heureux pour tous ces braves gens morts avant eux, et pff, au fait, Tomoji a fait de grandes choses après cela mais on n’en parlera pas ici. Peut-être un conflit d’ordre culturel, je manque manifestement d’affinité avec ce genre de narration, ou j’ai dû passer à côté de quelque chose…

En conclusion c’est un beau récit, très « vrai », les dessins offrent un beau reflet de la vie rurale japonaise à l’ère Taishô. Mais voilà, tout ça m’a paru un peu creux au final.

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