Bran, une histoire de l’île d’Errance

Sur l’île d’Errance, seule la côte Est est habitée par les humains.
Au centre et à l’ouest vivent les Créatures, habitants originels de l’île, douées de pouvoirs magiques.
Les humains s’en méfient comme de la peste, et tuent toute personne qui semble liée
de près ou de loin à la magie.
Bran, jeune prince arrogant, héritier du seigneur de la ville de Forcelieu, pénètre avec sa suite dans la Forêt Interdite. Il y blesse une Créature qui lui jette un sort et le transforme en corbeau.

En même temps il l’a bien cherché Bran, on lui avait pourtant dit qu’il était interdit de pénétrer dans cette forêt qui porte bien son nom… Le risque semble sans doute bien vague à la compagnie royale, mais on raconte que quiconque brise cette Trêve risquerait de relancer la Guerre de Mille Ans. Voilà donc notre (anti)héros abandonné par ses cousins dans la forêt, transformé en corbeau par la proie qu’il voulait tuer et offrir en cadeau à son père pour ses cornes d’or.

BranComment en est-il arrivé là ? Les apparences sont trompeuses, à la place de la dépouille de la biche qu’il convoitait, Bran manque d’être ébloui par la jeune femme blessée qu’ils trouvent dans la forêt. Cependant sa hargne refait surface dès qu’il aperçoit les sabots de la demoiselle : le jeune prince n’a aucune clémence pour ces Créatures qu’il vient pourtant de provoquer en entrant sur leur territoire. Une fois transformé en corbeau, il est rejeté par ses sujets à qui il vole demander de l’aider. Les serfs se méfient du volatile volubile : c’est qu’il ne fait pas bon cacher des hybrides à Forcelieu, le roi a une réputation sanguinaire bien établie. De retour dans la forêt, Bran le corbeau manque de se faire dévorer par une jolie renarde qui va se métamorphoser en une jeune femme athlétique qui n’a que faire d’un Humain ; un Humain qui a mérité son sort qui plus est.

Ce qui est intéressant dans cette BD, c’est l’étalage d’autant d’injustices et de méchancetés : les leçons de morale sont quasi inexistantes, on nous conte juste une histoire, une belle légende où le bien et le mal ne sont pas toujours ce qu’ils semblent être. Une histoire loin d’être manichéenne en somme, et ça c’est plutôt intriguant ! A nous de faire la part des choses et de comprendre ce qui est bien dans telle action, ou mal dans telle autre.

La suite du récit, on pourrait s’y attendre un peu : le jeune homme transformé en corbeau et la jeune renarde dans sa peau d’humaine vont former un drôle de duo. Mais finalement les aventures qui les attendent sont encore bercées de mystères… Et même si j’ai préféré le début du scénario à la fin, j’aimerai voir une suite, car on nous offre un univers fantastique alléchant où bien des secrets peuvent être dévoilés.

On s’attache à ces personnages, Macha et Bran, et j’adore tout particulièrement cette ambiance féodale merveilleusement mise en dessin et colorisée par Maike Plenzke…

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