Catharsis de Luz

Aujourd’hui, tout le monde connait l’histoire de Luz. Comment il se rendait à Charlie Hebdo comme tous les premiers mercredis de janvier, une galette des rois sous le bras pour fêter la nouvelle année et son anniversaire, un peu en retard pour retrouver ses collègues et amis de toujours et rigoler en préparant la prochaine une du journal. Mais cette fois-ci, le 7 janvier 2015, on ne sait que trop comment tout a basculé dans l’horreur la plus totale.

CATHARSIS

Tiré du grec κάθαρσις, le titre de cette BD suggère l’idée de surmonter une émotion, de se libérer des tensions, de retrouver un équilibre. Effectuer un rituel pour vivre plus sereinement.

Le 7 janvier 2015, le dessinateur Luz a perdu dans l’attentat commis à Charlie Hebdo, des amis, mais aussi l’envie de dessiner. Alors que la France s’est révélée « Charlie », Luz redevient auteur.

Au début, il y a le drame, la douleur, la rage, la perte. Et puis, petit à petit, il y a le besoin de dessiner qui revient, l’envie non pas de témoigner, mais de se mettre à nu, de se libérer.

Alors naît Catharsis. Un livre thérapeutique où Luz nous livre par petites nouvelles ses pensées, son quotidien depuis ce jour qui a bouleversé sa vie, et à une autre échelle, celle de millions d’êtres humains. Les sentiments se bousculent, les styles, le ton. Du rire aux larmes, de la laideur à la beauté, de la colère à l’amour. Catharsis est un ouvrage bouleversant. Y a du Charlie dedans, bien sûr, mais aussi y a du Charb, y a du Cabu, y a du sexe, y a de la musique, y a du Reiser, y a du Feiffer, y a du Franquin, y a la police, y a du rouge, y a l’enfance, y a du rire, y a pas de chanson française, y a du rock, y a du roll, y a des yeux rouges et y a du rire, y a un pigeon, y a de la poésie, y a du Gébé, y a de la pluie, y a du soleil. Y a un auteur qui revit, et un livre incroyable qui s’affirme déjà comme un ouvrage nécessaire. Un classique instantané .

Note de l’éditeur

Les dessins sont tremblants, le style différent, le traumatisme est palpable. Luz esquisse des instants de son intimité, la folie qui rôde, la douleur qui ne le quitte pas, compagne sarcastique qui s’oppose à sa femme et son amour sans faille. On retrouve de l’humour aussi dans ces traits, et le tout donne une BD parfois dérangeante, vibrante, triste, poétique, et aussi drôle, sensible. Vraie.

A lire.

Publicités

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s