Trois chansons contre trois mois d’absence

On est le 21 du mois, c’est l’heure de l’interlude musical !

De retour après une pause de quasi trois mois où j’ai beaucoup écrit, beaucoup lu, mais où je n’avais pas l’idée de partager ces lectures plus scolaires, je tenais à vous présenter pour la peine trois musiques qui me tiennent à cœur en ce moment plus particulièrement et de tout temps.


On commence avec Rebellion (Lies) d’Arcade Fire, un groupe canadien qui a explosé depuis quelques années, la musique puissante que le groupe propose s’alliant à une générosité hors norme, un partage incroyable, une formation symphonique éclectique, des rythmes mélancoliques et rock à la fois ; bref : un groupe à écouter en boucle et à voir sur scène.

Le refrain lancinant de cette chanson en particulier donne à penser qu’en fermant les yeux, on laisse les mensonges s’installer.

Every time you close your eyes (Lies, lies)
Every time you close your eyes

L’interprétation est plutôt libre puisque qu’on ne sait pas de quels mensonges on parle, qui les profère ; je retiens l’idée qu’on essaie tous à un moment où un autre de se cacher sous les couvertures pour ne pas s’exposer à une vérité qui nous déplaît. Le titre parle de « rébellion » alors que ce mot n’apparaît nullement dans la chanson. Tenter de se cacher ne nous protège pas, ni nous ni ceux que l’on aime, il faudrait donc se rebeller lorsqu’on est exposé à une information qui nous déplaît, agir au lieu de subir passivement.

Sorti en 2015, ce single est toujours aussi fort dix ans plus tard !


Je vous amène à présent en Irlande, avec cette chanson mondialement connue : Sunday Bloody Sunday de U2, qui est la première chanson que j’ai eue en tête en me réveillant samedi dernier.

A chaque fois que des violences sont commises au nom d’une religion, quelle qu’elle soit, les paroles de ce « dimanche, dimanche sanglant », qui n’était pas un dimanche mais un vendredi 13 novembre cette fois-ci, me reviennent en tête.

I can’t believe the news today
Oh, I can’t close my eyes
And make it go away
How long
How long must we sing this song
How long, how long
Cause tonight, we can be as one
Tonight

Certes le contexte d’écriture était différent puisqu’il rend hommage aux victimes du Dimanche sanglant de 1972 en Irlande du Nord, où des victimes innocentes ont trouvé la mort lors d’une marche pacifique parce qu’on avait soupçonné la présence dans leurs rangs de membres armés de l’IRA. Politique, pouvoir, machines à tuer, antécédents religieux… « Combien de temps ? Combien de fois allons-nous devoir encore chanter ce refrain ? »


Pour la dernière chanson du jour, une pensée pour la capitale, encore une fois, et pour les proches de tous ceux qui ont été touchés il y a huit jours. Quand je pense à Paris, c’est Dutronc et la flûte qui l’accompagne qui me bercent : Il est cinq heures, Paris s’éveille

Quelle espièglerie !

« Peace for Paris » de Jean Jullien

 

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